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26.12.2007

La Petite fille qui aimait Tom Gordon

La Petite fille qui amait Tom Gordon
de Stephen KING
aux éditions Albin Michel

La petite fille qui aimait Tom Gordon

Le monde a des dents, et quand l'envie le prend de mordre, il ne s'en prive pas. Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu'elle s'en aperçut. Un matin comme les autres, au cours d'une excursion avec sa mère et son frère, Trisha se laisse distancer, lasse de subir leurs sempiternelles disputes. Trisha se retrouve donc seule, perdue dans la forêt, quelque part entre le Maine et le New Hampshire, dans un environnement hostile où abondent marécages et moustiques. Pendant neufs jours, Trisha va errer seule dans la forêt, s'efforçant de ne pas céder à la panique et affrontant la nuit, la faim et la peur. Elle se répète: " Je ne suis pas en danger. " et tente de chasser de son esprit que :  ...les gens qui se perdent en forêt s'en tirent quelquefois avec de graves blessures, que quelquefois même ils en meurent.

Une fois encore, Stephen King nous entraîne sur des chemins où on ne s'attendait pas à le voir s'engager. Ici, l'odyssée d'une petite fille, Trisha McFarland, qui se perd au cours d'une randonnée familiale et qui effectue un long périple solitaire dans les forêts du Maine et du New Hampshire. Tout au long de cette pérégrination dans une nature hostile, elle est accompagnée par deux présences : l'une, fantasmatique, d'un joueur de base-ball des Red Sox dont elle est une fan et qui va être son plus sûr soutien moral. L'autre, menaçante, qui ne cesse de rôder, invisible, autour d'elle, et qui ne se dévoilera qu'au tout dernier moment. De l'une, Stephen King joue avec tout son talent de maître de la peur pour ajouter un zeste d'effroi à la déambulation presque somnambulique de Trisha. Avec l'autre, il introduit un imaginaire relevant des mythologies modernes dans un récit parfaitement réaliste. Il signe ainsi un roman d'une singulière efficacité.
(Radio France)

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